English use in this / these website-s is not translation of the French text beside. There won’t be here an English and a French version, but two parts in dialogue – a schizoid dialogue, some parts speaking French and other parts English. Two feet walking instead of a standing. Sometimes, conceptualization occurring directly as thought in English, it seems preferable trying express it directly In that language which is for me foreign language, than to translate it in my native language, French.

Some agrammatical points and misspelling will remain, this part remaining my left foot. Using it is just a way to construct differently, language not standing innocent of mind and concept construction. Left side is awkward for a right handed, more approximate and sometimes misleading, then a surprise opportunity. I hope English readers and especially British readers will forgive a poor US-English, relate to French parts and connect what in the opposite French reader will have to connect from English part.

Still on language, one seems to pretend that a website has visual and technical language, as graphic-design, web-design and technical-design. Here that won’t be found, or just the minimal requirement. Design is aiming a formulation I’m trying to avoid. Form has to stay open, the path I’m following here having no aimed intention.  Text, images and html are just a way of thinking, to develop my thought.  I tend to trace, not to draw, with the difference one can make between tracks and drawing.  No determination before or to be found after, just lines to be launched, projected or caught not knowing if I follow tracks or if they follow me. This has to be a constant move, a draft or maybe a diagram, a map. This is a way to track thought being braided.

I just have too many tracks just now, therefore this idea to weave, to map them : painting art, representation, image, imagination, psycho-analyze and schizo-analyse, linguistics, semiology, interpretation, intersubjectivity and sociology, last their applications : political and economical science, communication and media questions. I have to begin again with some basis, or to find a basis to ground them. Maybe digging will take more importance than to elaborate. Maybe I will work at some roots level. Therefore that minimalism html use : html ? hyper-text markup language. Language ? the less technicity possible. Markup ? tracks precisely, tracks to be braided. Hyper-text ?

To pass from one text to the other, or one text inside an other, and the same with images, texts and images, images and texts, my own and the ones of others. To pass from this website to other websites, closed website being an abnormal use of the webmedia, an aberration leading to property-object, to an end-formulation. This has to become, not to be. Why not a blog ? a wiki ? Let me consider them as too linear, temporally marked, hiding the past edits far under the “pages”. Here I’m searching the possibility to switch pages, to let them slip, alternate, slide, collision and collapse. These have to be “screens”, veils, togas or shrouds. This has to float, plane or derive.

This is only an essay, a failure attempt, as checkmate is not a possibility ending go-game.

 

La forme restera ici ouverte, ce qui pose d'emblée le choix d'une absence de mise en forme. Je ne souhaite pas de "graphisme", rien qui ne borne ou n'arrête, ni de "technique", rien qui ne complexifie ou n'enrichisse le contenant : le contenu reste premier et décidera des formulations. Du texte, des images, et un média, et ce m'est déjà trop : texte, image et html sont déjà des formes. Essayer de les tisser les unes avec les autres, afin de construire une trame, surtout pas d'objet. Je cherche à penser, à tresser une pensée, à la tracer aussi. Avec la différence qu'il y a entre trace et dessin, entre traces et dessein. Nul clair projet, un essai, quelque phénomène fuyant, des flux à poursuivre. Ceci restera une, des épures, sans cesse en travail, en refixation, et en constante mouvance. Il se peut que ce texte-ci soit déjà changé. De fait que je poursuis autant que je suis poursuivi.

Déjà, j'ai trop de pistes, d'où sans doute la tentation ici de les tracer, d'en faire des cartes : l'art pictural, la représentation, l'image, l'imaginaire, la psycho-analyse et la schizo-analyse, la linguistique et la sémiologie, l'interprétation, l'intersubjectif et la sociologie, in fine ses applications : le politique, l'économique, la communication et les médias. Tout reprendre comme à la base ou comme une base, ce pourquoi mon désir de brut, repartir d'un fondement à trouver. Il me faudra plus creuser qu'élaborer. Les trames que je me désigne me paraissent de l'ordre des racines. Ce pourquoi sans doute ce choix du html : hyper-text markup langage. Language ? minimal et devant rester au moindre dans sa technicité ou ses possibilités. Markup ? les traces justement, ces traces à tresser. Hyper-text ?

Pour passer d'un texte à l'autre, d'une image à l'autre, d'un texte à une image ou d'une image à un texte, de mes textes et images aux textes et images d'autres, et ceux des autres au mien. De ce site à d'autres sites, la clôture d'un site sur lui-même relevant de l'objet-propriétaire, de la forme. Pourquoi pas un blog ? un wiki ? je les vois trop linéaires et marqués temporellement, enfouissant le passé au tréfonds des "pages". Ici je veux essayer de sauter d'une page à l'autre, de les faire glisser, d'alterner, de coulisser, de collisionner, ce sont des "écrans" ou des "screens", des voiles, tissus, nappes, toges ou suaires. Cela doit flotter.

An Essay, a trial, un process, procès et processus, où mêler l’anglais sera manière d’avoir deux pieds, de quoi marcher et tracer chemins. Parfois d’écrire de la langue gauche, l’étrangère plus ou moins acquise, permet maladresse, flottement et découverte, du moins si l’on postule que, jusqu’à un certain point des langues différentes puissent déterminer des manières de penser divergentes. Parfois, penser en anglais fait-il advenir des conceptions auxquelles ma langue droite et maternelle ne m’auraient pas fait accéder. Ce boitement est peut-être l’occasion de chemins de traverses, « Holzwege », l'anglais étant processus de réflexion plus que moyen d'expression ; processus dont la qualité est la non-maîtrise, expression dont l'inconvéniant est cette non-maîtrise. Dès lors, les parts anglaises ne sont pas à concevoir comme des traductions des parts françaises : ce sont d’autres mouvements, parfois recouvrants, parfois interférents. 

Ceci est un essai, une tentative à tentation d’échec, mais aussi un jeu : au go, pas de mat.